
Le cuy est un cobaye géant. Ce cobaye est de la même famille que le cobaye traditionnel. Leur patrimoine génétique est le mêmeLe cuy est assez long, plus long que le cobaye traditionnel, et aussi bien plus gros. Dans l'exemple ci-dessous, nous avons à gauche Silver, un cuy et à droite Kouki, un cobaye. Ils ont tous les deux le même âge: 1 an.
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Il peut faire de 2 à presque 3 kilos à l'âge adulte, et de ce fait, une grande cage doit être prévue pour quiconque envisage l'acquisition d'un cuy, 1 mètre à 1 m 20 au minimum.
Sa croissance se poursuit jusqu'à l'âge de 2 ans environ. Elle s'effectue parfois par palliers, durant 1 semaine, le cuy ne grossit pas puis d'un coup, il grossit beaucoup.
Au niveau de leur différence morphologique, nous constatons que le mâle est plus long que la femelle, qui, elle, est plus dodue.
Le cuy n'a pas exactement le même caractère que le cobaye, il est beaucoup plus vif, plus méfiant, plus "sauvage". Pour cette raison, il ne devra pas être confié à des jeunes enfants, mais à des passionnés qui pourront passer du temps avec lui, apprendre à le connaître. C'est un animal adorable pour autant qu'on ne tente pas de le faire passer pour un "gros cobaye" mais qu'on respecte sa différence.
Un cuy est en général attaché à la personne de SON choix, qui pourra le manipuler le câliner durant des heures, alors qu'une autre personne arrivera en général à peine à le tenir.
J'ai remarqué que les mâles ont tendance à bien s'entendre avec les femmes et les femelles avec les hommes ou les adolescents. Question d'hormones sans doute...
Le cuy est parfois polydactyle, il peut avoir plus de doigts que de normale (photo1: Fleurs, ma mi-cuy a 6 doigts à la main gauche, 5 à la main droite).
Certains ont des doigts surnuméraires aussi aux pattes arrières (photo 2: Fleurs a 5 doigts à la patte arrière).
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Le nombre de doigts n'est cependant pas LA caractéristique du cuy, car la majorité des cuys a le même nombre d'orteils et de doigts que le cobaye.
Voici deux photos intéressantes. Elles montrent à gauche un petit cobaye, né le 3 mars 2008, et à droite un cuy, issu de Fleurs (mi-cuy) et de Silver, né le 1 mars 2008. Ce cuy, en janvier 2009 passait les 2 kilos et demi. Il habite à Montpellier, en France.
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Au passage, on peut apercevoir la polydactylie chez le cuy qui semble vraiment beaucoup plus gros que le cobaye... alors qu'il n'a que deux jours de moins.
Le poids d'un jeune cobaye est d'environ 100 grammes, il peut osciller entre 50 et 150 grammes. Le cuy est un peu plus lourd, son poids oscille entre 80 et 200 grammes. Il arrive parfois de n'avoir que des individus de plus de 200 grammes au sein d'une même portée, mais c'est rare. Souvent, les petits trop lourds sont beaucoup plus fragiles.
C'est pour cette raison qu'une femelle cobaye ne devrait jamais être gestante d'un cuy. La petite femelle risque de ne jamais pouvoir accoucher sans assistance.
On parle parfois de reproduire des femelles cuys avec des cobayes mâles. Etant donné que génétiquement, c'est la même espèce, ce mélange est possible, c'est d'ailleurs comme cela que certains éleveurs arrivent à créer de nouvelles races de cuys. Néanmoins, bien que le gène cuy soit dominant, il ne faut pas perdre de vue que la seconde génération comptera des animaux hybrides, de la taille du cobaye. Ce mélange ne devrait donc être fait que par des éleveurs ayant des années d'expérience et une solide formation en génétique, avec des animaux dont ils connaissent les ascendants sur au moins 8 générations, afin d'éviter les désastres. Le particulier ne devrait en aucun cas jouer à l'apprenti sorcier. Pareillement, un éleveur devrait informer un particulier de l'ascendance du petit qu'il adopte, afin d'éviter ce genre de dérive à laquelle on assiste malheureusement depuis environ 2 ans.
Avec le cuy, vous comprendrez vite le sens du terme "herbivore". En effet, le cuy mange énormément de verdure.
Le cuy est un animal qui coûte cher à l'entretien. Il mange en effet proportionnellement beaucoup plus de légumes et de foin qu'un cobaye ordinaire. Comme le cobaye, le foin reste son alimentation principale, il doit en avoir en permanence.
Comme le cobaye, il ne synthétise pas la vit C, son alimentation doit donc en contenir. Pour cela, il vous faudra privilégier les fruits et légumes riches en vit C.
Le jeune cobaye grandit vite. Il faudra penser, si vous voulez qu'il atteigne une bonne taille, penser à lui donner des compléments de légumes riches en calcium, pour ses os. L'actimel par exemple est excellent pour tous les cobayes, car il est riche en calcium, riche en bonnes bactéries pour sa fragile flore intestinale.
Certaines personnes trouvent bon de complémenter l'alimentation des jeunes cuys par des flocons d'avoine.
Le cuy a la même alimentation que le cobaye. Comme dit précédemment, il mange proportionnellement moins de graines et plus de foin et de légumes, voyez donc la page consacrée au cobaye. Nous proposons de la nourriture d'excellente qualité dans la page "BOUTIQUE", à des prix défiant toute concurrence.
Le cuy, plus encore que le cobaye, est un animal discret et méfiant, très vif. Si vous lui laissez une maisonette, il sera dedans tout le temps et finira par devenir de plus en plus sauvage. Pour ma part, je mets un abri seulement la nuit ou à l'extérieur, ce qui lui permet de s'habituer aux bruits ambiants et d'apprécier mieux ainsi la vie de famille, sans être trop brusqué.
Il doit impérativement sortir tous les jours de sa cage, sinon, il finira par dépérir d'ennui surtout s'il est seul. Il doit être manipulé dans le calme, pour qu'il puisse apprendre à vous faire confiance . Le bruit viendra plus tard, quand votre cuy fera confiance au maître qu'il a choisi.
Le cuy femelle accepte parfois de vivre avec d'autres femelles, mais le plus souvent, elle préfère la solitude car elle est assez territoriale et, à moins de l'habituer à RESTER avec des femelles, elle finira par se rebeller et aura besoin de sa propre cage. La femelle est assez rude avec ses petits, ce qui peut ressembler à de la brutalité. Attention aux morsures fréquentes lors du sevrage des petits. La plupart de mes femelles ont leur propre cage et ne s'entendent avec personne.
Le cuy mâle par opposition avec ce qui passe chez le cobaye ordinaire, s'entend en général bien avec ses congénères, pour autant que la dominance soit établie. Un jour, j'ai présenté un tout jeune UPL à Silver, mon cuy. Il l'a parfaitement accepté, le petit se blottissait contre le cuy. Tous mes mâles vivent en groupe, sans le moindre souci.
La cohabitation avec un cobaye de petite taille peut se faire, mais je la déconseille toujours dans le cas des femelles, du fait du caractère très vif du cuy.
Dans le cas d'un groupe de mâles, ce n'est pas le cuy que vous devrez craindre mais le cobaye. A l'opposé, les femelles cuys nonhabituées aux groupes de cobayes ne devraient pas les fréquenter, car la femelle cuy risque de blesser les femelles cobayes. Tout est là aussi une question de caractère particulier à l'animal et à ses habitudes.
La cohabitation avec le lapin, reste marginale. Elle est pour ma part à éviter, les blessures étant fréquentes.
Caressez votre cuy souvent, parlez lui tout le temps d'une voix douce, en évitant d'élever la voix, il manifestera sa joie en babillant à votre vue. N'hésitez pas à le prendre, même s'il fuit, il appréciera la douceur de votre voix et vos caresses, même s'il sursaute au moindre bruit inhabituel (avion, moto dans la rue,...).
Il arrive très souvent qu'il hurle comme un cochon dès qu'il est pris, parlez lui doucement, la tête nichée au creux de votre cou, il se calmera, il doit apprendre à vous faire confiance.
Le cuy semblerait plus fragile du coeur que le cobaye. Une éleveuse amie me racontait qu'elle a perdu une de ses femelles parce que des jeunes ont fait éclater des pétards sous une tôle, ce qui a provoqué un bruit très violent. J'ai moi-même perdu deux cuys lors d'une pétarade d'une moto très mal réglée devant mon bâtiment. A mon sens, le n'importe quoi de quelques "éleveurs" qui partiquent la consanguinité à tour de main n'a fait que consolider ce problème.
Néanmoins, j'essaie d'habituer mes jeunes cuys à tous les bruits qui pourraient survenir dans une habitation normale: aboiements de chien, cris et jeux des enfants, télévision, radio, jeux vidéos. J'ai déjà envoyé des cuys via transporteurs, sans le moindre souci.
Durant l'été, prévoyez pour lui un enclos extérieur, pour qu'il puisse profiter d'un jardin, de l'herbe, des pissenlits, abritez le du soleil et rentrez le pour la nuit, car face à un prédateur, il fuit mais ne se défend pas.
Un cuy peut passer l'hiver dehors, s'il a été habitué durant l'été, dès qu'il a un abri avec de la paille et du foin, et s'il se trouve à l'abri des prédateurs. Protégez le des chats mais aussi des oiseaux, des fouines, des renards, etc.
Voyez la page soins pour les soins généraux ainsi que la page perte de poils
Il est très important de donner du foin et des branches à votre cuy, car lui couper les dents est une entreprise assez ardue, qui nécessite l'intervention de plusieurs personnes et traumatise l'animal, sapant la confiance qu'il a mise en son maître. Une fois cette confiance perdue, elle est assez difficile à récupérer.
Pour la taille des ongles, c'est le maître du cuy qui doit tenir son animal pendant qu'une autre personne lui coupe les ongles, de manière à le traumatiser le moins possible. Personnellement, je coupe ses ongles seule, profitant d'une séance de câlins avec lui.
Votre cuy doit être pris souvent, il deviendra alors un gros pacha au coeur tendre. Un cuy qui n'est pas pris souvent ou n'est pas habitué à être pris est un animal peureux, sensible à tout, qui risque les crises de panique et qui ne pourra être rassuré par votre présence et votre voix en cas de stress.
Pour son bain, seul le maître doit être présent, et il faut lui parler tout le temps d'une voix douce.
Peigne et brosse doivent être utilisés le plus possible, la cage de transport aussi, toujours pour lui éviter le stress.
Habituez-le dès son plus jeune âge à mettre des choses dans sa bouche (feuilles, branche de persil, bout de céleri), de façon à pouvoir le traiter facilement si un problème survient. Donnez lui des vitamines par la bouche, en comprimés surles dents arrière ou en gouttes, habituez le de temps en temps à prendre des choses à la seringue, de l'actimel par exemple. De cette façon, si un jour vous devez le soigner, il sera habitué à prendre des choses en bouche.
Tous les conseils COBAYES peuvent être appliqués au CUY. Je vous recommande donc fortement de contacter la page "conseils cobayes" de ce site.
Dernière chose: Si vous envisagez l'acquisition d'un animal, quel qu'il soit, posez vous toujours la question de savoir si vous êtes apte à traiter cet animal comme il le mérite. Acheter un animal en effet devrait être un engagement pris vis à vis de cet animal pour toute la durée de sa vie.